J'oublie parfois. Je chante les yeux clos
nos ventres ne sont pas une terre sainte
pas une plage de débarquement
pas un lit où venir reposer ton corps bandé
À minuit, je prends une poignée de charbons ardents
Je les disperse sur l'asphalte devant la maison
Je résiste aux rafales autant que possible
Mais le manque m'allonge
Soudainement
Une horde se pavane
Chaque descendante charrie ses nombres sans muscles
Et quelque chose comme une hache.
Années
4e sec. au cégep 1/10e à 12e année
Lexique des formes poétiques
Catégories
Référence bibliographique
« J'oublie parfois... », chose sensible suprasensible, Les Herbes rouges, 2023, p. 19